Le cerveau mélomane, comment ça marche ?

Si vous êtes un tant soit peu versé dans les sciences et que le fonctionnement du cerveau du musicien vous intéresse, je vous recommande le numéro spécial sur le cerveau mélomane paru début 2011 dans la revue Cerveau et psycho. Vous y découvrirez par exemple :

que l’oreille absolue n’est pas un don mais une faculté qui se travaille ou s’acquiert grâce à un environnement propice. Des chercheurs ont établi que 6% des musiciens européens ont l’oreille absolue, contre 93% d’une population qu’ils ont étudiée et qui parle le mandarin : cette langue très répandue en Chine propose de multiples prononciations de chaque phonème et il faut une oreille aiguisée pour les différencier.

que la zone du cerveau qui pilote la main grossit chez les musiciens, et plus encore chez ceux à qui l’instrument impose d’utiliser tous les doigts : des images IRM le montrent clairement.

que la musique contemporaine est plus difficile à « comprendre » pour le cerveau que les autres genres musicaux (indépendamment du fait qu’on l’apprécie ou non !)

que les professeurs ont raison de demander à leurs élèves de refaire le passage qu’ils viennent de rater, plutôt que de les laisser poursuivre : le processus d’apprentissage est plus efficace.

Vous découvrirez aussi que la confrontation dès le plus jeune âge avec la musique – avec toutes les musiques – participe aux processus élémentaires de développement du cerveau. Autrement dit : la musique, c’est la vie ! On le savait déjà, les scientifiques nous le confirment : tant mieux…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *