Caisses d’instrument : messieurs les fabricants, proposez-nous mieux

Musiciens, sachez-le : le fait de porter régulièrement votre instrument n’arrange pas vos problèmes corporels. Et les fabricants de caisses d’instrument ne vous aident pas beaucoup : ils pourraient faire beaucoup mieux pour vous éviter – entre autres – des douleurs aux cervicales ou aux trapèzes, ou des fourmillements dans les doigts.

Le problème de ces caisses, c’est qu’elles sont conçues pour protéger l’instrument mais pas pour ménager le porteur. Un peu comme les premiers porte-bébé, où les bambins étaient très bien installés alors que leur parent se cassait le dos !

Appui sur les trapèzes = tension sur les cervicales

Si votre caisse ne comporte qu’une bretelle, vous êtes obligé de la porter en bandoulière, donc en appui sur un seul trapèze : il souffre, il se contracte et il tire sur vos cervicales. Si elle comporte deux bretelles, la rigidité de la caisse l’empêche d’épouser la forme de votre dos : ça ballotte et parfois, ça tape.

S’ajoute à cela le problème du poids : un accordéon, un violoncelle, un tuba, c’est une charge qui même avec deux bretelles, pèse lourd sur vos trapèzes et à nouveau, tire sur vos cervicales.

Je n’oublie pas le cas des instruments « légers » comme la flûte ou le violon. Beaucoup de musiciens les portent dans un sac à bretelle unique qui contient aussi des partitions, un agenda, deux ou trois bricoles. On dépasse vite les 5 kilos : de quoi appuyer assez sur l’épaule porteuse pour compresser un passage vasculo-nerveux et provoquer les fameux fourmillements.

Une ventrale, c’est moins de poids sur les épaules

Les  fabricants de caisses aideraient bien les musiciens en apportant deux améliorations :

des sacs ou des caisses à deux bretelles pour tous les instruments, même les plus légers, afin de mieux répartir la charge sur les deux épaules

des caisses à deux bretelles + une ventrale, au moins pour les instruments lourds : la ventrale permet de répartir la charge à volonté entre les hanches et les épaules. A l’extrême, on peut presque tout porter sur les hanches et utiliser les bretelles des épaules pour éviter que la caisse ne bascule en arrière. La ventrale est donc un excellent moyen de soulager les trapèzes et les cervicales.

Certes, la ventrale n’est pas d’une élégance absolue, surtout sur une tenue de ville. « Ca fait nul » disent même avec franchise certains musiciens à qui j’en parle. D’accord, mais c’est efficace.

Pendant plusieurs années, j’ai eu des fourmillements dans les mains quand je voyageais pour mes formations avec un sac à dos de 4 à 5 kilos sans ventrale. Le jour où j’ai adopté la ventrale, ces fourmillements ont disparu ! Voilà pourquoi je la conseillerais même pour porter des instruments plus légers comme le violon.

Pour rendre les caisses d’instrument plus ergonomiques, il y aussi le système D ou le bricolage de génie. Avez-vous innové dans ce domaine ? Avez-vous mis au point une caisse customisée qui vous donne toute satisfaction ? Envoyez-moi des photos et j’en reparlerai dans un prochain billet.

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